mardi 5 janvier 2010

Bonne Fête, Canadien de Montréal!

Comme je l'ai dit quelques fois autour de la célébration du centenaire du Canadien, je considère que la date exacte du centenaire du Canadien est le 5 janvier 2010. Et bien c'est aujourd'hui! Et oui, il a 100 an aujourd'hui le Canadien de Montréal jouait son premier match à vie en affrontant les Silver Kings de Cobalt à l'aréna Jubilee situé dans Hochelaga. L'équipe ne rata pas sa première sortie en l'emportant 7-6 en supplémentaire. Malheureusement, ce match ne sera toutefois pas comptabilisé au classement. La ligue annula tous els matchs ayant déjà été joués le 15 janvier alors que les Shamrocks de Montréal et les futurs Senators d'Ottawa qui se nommaient les Silver Seven à l'époque se joignirent à la ligue suite à la disparition d'une ligue rivale nommée la Canadian Hockey Association. Cette victoire du 5 janvier 1910 fut donc rayée des statistiques de l'équipe.

L'équipe de Cobalt saura dans cet ordre d'idée prendre sa revanche sur la glace du Canadien le 5 mars alors que l'équipe de la petite ville minière ontarienne vainquit le Canadien 6 à 4. La première victoire comptabilisée du C pas encore avec un H aura lieu le 7 février 1910 encore une fois contre une équipe étant la propriété d'Ambrose O'Brien, propriétaire de l'équipe, le Haileybury Hockey Club. Le Canadien terminera dernier de cette jeune ligue comportant 7 équipes à la fin de la saison avec une fiche de 2-10-0 et fut exclu des séries... L'autre victoire aura lieu le 11 mars 1910 alors que le Canadien vainquit les Shamrocks de Montréal 5 à 4 en supplémentaire. On ne nait pas nécessairement dans la perfection...

Mais sachez que le Canadien a joué son premier match il y a 100 ans aujourd'hui, même s'il ne fut pas comptabilisé...

Bonne fête Canadien!


C'est quand même sous la controverse que le match du Canadien se déroula. Le tout tournait autour de l'un des meilleurs joueurs canadien-français de son époque, Didier "Canonball" Pitre. Ce dernier n'a rien à envier aux joueurs mercenaires de notre époque, ayant souvent négocié ses contrats sous la menace. À l'époque où le Canadien fut formé pour évoluer dans la nouvelle NHA, il y avait déjà une équipe de hockey dans la ville de Montréal qui était constituée exclusivement de canadien-français, le National. Le National avait été fondé à titre de club amateur en 1903 et évoluait dorénavant dans une autre ligue professionnelle rivale de la NHA, la CHA. Au moment d'entamer la première saison du Canadien, Pitre était sous contrat avec les deux équipes, se jugeant capable de jouer pour les deux équipes. Avant le premier match du Canadien, le National déposa une injonction à propos de la signature du joueur originaire de Valleyfield, l'accusant de bris de contrat. Il faisait alors face à une amende de 2000$ et 60 jours de prison pour un délit de la sorte. L'évènement moussa la couverture médiatique de la première partie du Canadien, ce qui attira une foule de plus de 5000 à ce premier match de la futur plus grande équipe de hockey nord-américaine. Malgré la controverse, Pitre joua lors de ce match inaugural, l'équipe ayant garanti de couvrir les frais en cas d'amende. Par la suite, Pitre fut gracié aux accusations de bris de contrat. Entre temps, le National et la CHA disparurent et Pitre s'aligna avec le Canadien jusqu'au début des années 1920 outre un petit passage à Vancouver lors de la saison 1913–14... Il ne joua aucun match avec Le National lors de la saison 1909-10...



lundi 4 janvier 2010

Les numéros retirés par les Saguenéens...

En bon saguenéen, j'affectionne l'équipe junior majeur qui évolue dans la ville où je suis né il y aura très bientôt 30 ans. J'aimais beaucoup aller voir les Sags avec mes parents quand j'étais jeune et quand je le peux, j'essaie d'aller voir cette équipe possédant selon moi le plus beau chandail de hockey au monde quand je suis en ville et que je le peux. Étrangement, c'est très rare. Mais si vous n'avez jamais vu un match au Centre Georges-Vézina, je vous le jure, ça vaut le détour. Les fans sont dangereusement fiers de leur équipe, l'ambiance est pas mal toujours dans le piton et la bière coule toujours quand même bien à flot... Anyway, ce que j'aime des Saguenéens, c'est le fait que ça soit une équipe qui fait parti de la culture de la région,point à la ligne... (En passant, les Sags jouent le 17 contre le Junior de Montréal, ça vaut ce que ça vaut d'aller voir un match à Verdun, mais qui est du voyage au métro de l'Église?)

Les Sags forment une équipe qui est est très fière de son passé. Quand on rentrer au "Centre Georges", on voit une murale comprenant toutes les photos de chaque saison de l'équipe et ils font également leur publicité dans le journal le Quotidien avec des photos d'anciens joueurs... C'est peut-être à l'instar du Canadien pour se faire pardonner de ne pas avoir d'équipe qu'on mise sur le patrimoine de l'équipe et sur la fièrté de continuer cette fierté, mais ça donne un air spécial à l'expérience... Et regarder les numéros retirés donne de l'inspiration. Non seulement les Sags sont une des équipes de la LHJMQ ayant le plus de numéros retirés, mais ils n'ont pas seulement retiré le numéro de joueurs ayant brillé dans la NHL. Ils ont retiré les chandails de ceux qui ont soulevés la foule du Saguenay...

Voici donc un petit sondage de janvier, "Quel est votre joueur préféré parmi ceux ayant eu leur numéro retirés par les Saguenéens de Chicoutimi?"

Voici les choix :

Gilbert Delorme #5 - Avant d'être repêché par le Canadien de Montréal et de se lancer dans le monde du show business avec son célèbre "En Forme Avec Gilbert Delorme", Gilbert Delorme jouait pour les Sags. Ce défenseur beau gosse et en forme natif de Boucherville récolta 277 points dont 212 passes en 213 matchs, pas pire pour mec à la ligne bleue... Arrivé dans des années où les défenseurs offensifs avaient peu de place au sein d'une formation très défensive du Canadien, il fut échangé en compagnie de Doug Wickenheiser aux Blues de St-Louis en 1983 où sa carrière ne leva pas plus et ce fut la même histoire lorsqu'il se joint aux Nordiques au milieu des années 80 et avec les Red Wings un peu plus tard. En fait, sa meilleure saison fut en 1982-83 avec le Canadien où il récolta 33 points en 78 matchs dont 12 buts. Il demeure un ancien joueur des Sags très populaire au Saguenay, probablement plus qu'en tant qu'ancien Nordique et ancien Canadien... Mais pour moi il est le Gilbert Delorme de "En forme avec Gilbert Delorme", un classique...

Alain Côté #14 : Alain Côté comme dans le but qui porte son nom joua son hockey junior avec les Sags de 1974-75 à 1976-77 avant d'être repêché par le Canadien en 1977. Il ne se joignit jamais aux Canadiens où les places disponibles étaient presque aussi rares que de la marde de Pape en ces années de dynastie, préférant se joindre aux Nordiques de la WHA pour avoir potentiellement plus de glace. Il était toujours un fier Nordique lorsque l'équipe se joignit à la NHL en 1979 et constitua un des joueur les plus fiables de ces mêmes Nordiques. jusqu'à ce qu'il accroche ses patins en 1989. En raison de ce fameux but refusé et du fait qu'il ait passé toute sa carrière avec les Nordiques, il sera à jamais connu comme étant un fleurdelisé. À ma connaissance, il a déjà fait des apparition pour des œuvres de charité au Saguenay en tant qu'ancien joueur des Sags...

Normand Léveillé #16 : À sa deuxième saison avec les Saguenéens, en 1980-81, Normand Léveillé connut une impressionnante récolte de 101 points dont 55 buts. Alors qu'il n'était âgé que de 18 ans, les Bruins en firent leur premier choix en 1981. Il connut une saison recrue remarquable en récoltant à l'âge de 19 ans un bon 33 points en 66 matchs avec les Bruins. C'est au début de sa seconde saison que la tragédie tomba sur Léveillé le 23 octobre 1982. Lors d'un match contre les Canucks de Vancouver, Léveillé fut victime d'une solide mise en échec de la part du méchant Marc Crawford. Sans trop paraître amoché par le coup, Léveillé rentra au vestiaire entre les deux premières périodes et perdit connaissance après s'être plaint de maux de dos. Il fut victime d'un ACV qui le laissa dans un coma durant 3 semaines. À son réveil il demeura aphasique et partiellement paralysé, ce qui bien sûr mit un terme à sa prometteuse carrière. Il avait 9 points en 9 matchs au moment de ce tragique accident qui mit fin à sa carrière.

Sylvain Locas #18 : Des Joueurs retirés par les Saguenéens, Sylvain Locas est celui qui n'a jamais joué dans la NHL. Il fut toutefois un marqueur remarquable. Il détient d'ailleurs le record d'équipe pour le plus de buts en une saison (80 en 1975-76) ainsi que celui pour le plus de buts en un match (7, le 17 février 1976 contre Sorel). Locas venait d'une famille de hockey, son père a joué quelques temps avec le Canadien dans les années 40 et avec les Saguenéens de la ligue sénior du Québec dans les années 50. Son frère Jacques jr. a également connu de grands moments dans la LHJMQ, mais avec les Remparts de Québec dans le temps de Réal Cloutier. Avec son frère Jacques et son autre frère Luc, Sylavin Locas détient le record de la LHJMQ de contribution familiale avec un gros 1161 points en 758 matchs à 3. Sylvain en accumula 388 de ses 545 points dans le junior dans l'uniforme des Sags. Il fut repêché par les Red Wings en 1978, mais n'a jamais joué pour l'équipe, évoluant quelques saisons dans l'IHL et l'AHL avant de prendre sa retraite après la saison 1979-80...

Marc Fortier #20 : Marc Fortier fut l'âme offensive des Sags durant les années 80. Il amassa en tout 478 matchs en 271 matchs répartis sur 4 ans dans l'uniforme des Sags. Après sa troisième saison, en 1985-86, Fortier ne fut toujours pas repêché par une équipe de la NHL et à l'invitation de son équipe junior, il alla jouer le tout pour le tout dans sa saison de 20 ans. Lors de cette saison, il donna réellement le coup de force pour continuer sa carrière à d'autres niveaux, récoltant 201 dont 66 buts en 65 matchs lors de la saison 1986-87. Cela constitue un record d'équipe pour les points en une saison et les passes en une saison qui tient toujours au sein de l'équipe. Il mena également les Sags à se rendre en finale de la ligue en récoltant 44 points en 19 matchs lors des séries éliminatoires. Les Saguenéens s'inclineront toutefois face aux Chevaliers de Longueuil en finale. Fortier fut invité à se joindre aux Nordiques en 1987 suite à son explosive dernière saison. Il se promena entre les filiales des Nordiques et le grand club jusqu'à la saison 1991-92. La saison suivante il joua pour les Senators et les Kings et leur clubs mineurs avant de prendre le chemin de l'Europe en 19994. Il évolua en Allemagne et en Suisse jusqu'à la saison 2004-05.

Guy Carbonneau #21 : Que dire sur Carbo... Il était un gros marqueur lorsqu'il revêtait les couleurs alors oranges et vertes des Sags. C'est après une excellente saison de 141 points dont 66 buts en 1978-79 que Carbo fut repêché par les Canadiens. Il connaîtra une autre saison remarquable en 1979-80 en récoltant 182 dont 72 buts. L'équipe n'avait toutefois aps nécessairement besoin de joueur offensif et les voyages de Carbo à Montréal étaient plus ou moins sous le signe de l'offensive. Ayant été placé sur le même trio que Bob Gainey, Carbo adapta son jeu à la défensive tout en étant capable de se porter à l'attaque... The rest is history... Carbo a du aimer l'accueil que les gens du Saguenay lui ont fait lorsqu'il arriva dans la région à l'âge de 16 ans, allant même jusqu'à épouser "une fille du coin". Mais d'une manière plus importante, il est devenu le propriétaire des Saguenéens en 2000 et il agit plus dans les affaires de l'équipe depuis qu'il fut limogé par Le Canadien. Ironiquement, comme je l'ai dit plus haut, Carbo était un joueur offensif lors de son passage dans la LHJMQ, mais cette ligue nomma un trophée à son nom qui est dorénavant remis au meilleur joueur offensif défensif. C'est donc plus en raison de ses talents qu'il développa dans la NHL que l'on a nommé ce trophée en l'honneur du célèbre numéro 21...

Félix Potvin #29 : J'ai déjà expliqué à quel point Félix Potvin est un demi-dieu au Saguenay par exemple dans le fait qu'un ami a nommé son fils Félix en son honneur, son nom de famille étant Potvin. Pour les gens de mon âge natifs du Saguenay, Potvin était supposé être le nouveau Patrick Roy. Ce jeune gardien originaire de Montréal mena les Sags à leur premier championnat de la coupe du Président en 1991. Lors de cette saison, il remporta le trophée Guy-Lafleur remis au meilleur joueur des séries, le trophée Jacques-Plante remis au meilleur gardien de la LHJMQ et le trophée Hap Emms remis au meilleur gardien des trois ligues juniors canadiennes... Tout était donc ouvert pour le Chat! Il brûla par la suite la ligue américaine et devint le gardien vedette des méchants Leafs durant les années 90 jusqu'à ce que l'équipe lui préfère Curtis Joseph et l'échangèrent contre Bryan Bérard aux Islanders de New York. À partir de ce point, la carrière de Potvin devint moins glorieuse et l'ancien demi-dieu des Sags s'est grandement promené un peu partout dans la NHL. Il fait parti de ces joueurs qui ne revinrent pas au jeu au retour du lock-out. Il évoluait pour les Bruins de Boston à titre de substitut d'Andrew Raycroft lors de la saison précédant le lock-out...


dimanche 3 janvier 2010

Earl Robertson

J'aime beaucoup les Americans de New York. Ils me font penser un peu à des Golden Seals de la Californie de l'ère de la prohibition. Cette première équipe américaine de l'histoire de la NHL fut d'ailleurs mise sur pied par des gens plus que douteux... Les capitaux qui servirent à déménager l'équipe d'Hamilton à New York en 1924 provenaient du contrebandier de la prohibition le plus connu du New York des années 20, "Big" Bill Dwyer. Ça allait donner quand même le ton à une équipe qui ne pourra jamais réaliser la mission qu'elle avait reçu lors de son entrée dans la NHL : rendre le hockey populaire sur Broadway. L'insulte à l'injure allait arriver quelques saisons suivante lorsqu'une autre équipe nommée les Rangers non seulement s'installa dans le Madison Square Garden, mais cette dernière remporta la Coupe Stanley à sa seconde saison. L'histoire rattrapera toutefois les Rangers un peu plus tard, mais ça c'est une autre histoire. Donc la promesse de faire briller le hockey sur Broadway lorsqu'on déménagea les Tigers d'Hamilton à New York ne s'est jamais vraiment concrétisée. Lorsqu'ils se sont éteints en 1942 alors qu'ils se nommaient les Americans de Brooklyn, ce marqua le début de l'ère des 6 équipes, les Americans avaient une fiche de 255-402-127 répartie sur 17 saisons où l'équipe ne fit les séries qu'à 5 reprises, n'atteignant le second tour que deux fois et ne connaissant jamais les finales de la Coupe Stanley...

Plusieurs très bons joueurs se sont joints aux Americans durant leur histoire, des joueurs comme Lionel Conacher, Roy Worthers, Nels Stewart, Chuck Rayner, Busher Jackson et un Eddie Shore en fin de carrière... Je ne sais pas si on peut ajouter Earl Robertson à cette liste de légendes presque toutes oubliées. Je pense que si un de ces joueurs remarquables dont je viens de nommer avait un trophée à son nom, il y aurait surement des idiots essayeraient de changer le nom du trophée parce qu'on ne se rappelle plus de lui... (En fait les trophées de la NHL sont pour la plupart nommés en l'honneurs de bâtisseurs.) Ce n'est pas la faute de Lionel Conacher, Nels Stewart ou Roy Worthers s'ils ont joué le gros de leur carrière avec des équipes des années 30 qui sont maintenant disparues... Il faut seulement se remémorer leurs exploits... C'est en arrivant au fait de se remémorer des exploits remarquables que je crois qu'on doit prêter attention à Earl Robertson en tant que grand joueur des Americans...

Earl Robertson est né en 1911 à Bengough en Saskatchewan. C'est en 1925 que ce jeune gardien débuta sa carrière junior avec les Falcons de Regina. Il se promena par la suite un peu partout dans l'ouest canadien et américain, allant où l'on voulait bien de lui. Il a même évolué pour des équipes ayant des noms exotiques comme les Sheiks d'Oakland et les Stars d'Hollywood dans une ligue qui se nommait la California Hockey League et qui exista entre 1928 et 1933. Après un passage de deux saisons avec les Eskimos d'Edmonton de la WHL, il se dirigea vers l'Est afin d'évoluer lors de la saison 1934-35 avec les Bulldogs de Windsor de la Michigan-Ontario league, ligue qui deviendra la IHL quelques années plus tard. C'est là que les Red Wings de Detroit remarquèrent ce gardien possédant une expérience qui explosait sur la glace. En octobre 1936, après l'avoir vu évoluer avec les Bulldogs durant deux saisons, les Red Wings firent l'acquisition de Robertson en retour d'un maigre 1500$. Il l'envoyèrent aussitôt à leur club-école de la ligue américaine, les Hornets de Pittsburgh. Ce dernier allait avoir droit à des débuts dans la NHL en des circonstances assez uniques. C'est lors de la finale de la Coupe Stanley de 1937 que les Red Wings firent appel au vétéran gardien de l'Ouest pour prendre la place du gardien vedette Normie Smith, blessé à l'épaule. Robertson joua les 5 matchs de la finale en plus d'un match en demi-finale contre le Canadiens pour terminer avec une moyenne de 1.41 en 6 matchs mais surtout en aidant les Wings à remporter une seconde Coupe Stanley d'affilée. Robertson a donc su saisir la chance de briller lorsqu'elle s'est présentée, devenant le héros de la Coupe Stanley de 1937.

Les Red Wings sont toutefois revenus avec leur gardien vedette Normie Smith, gagnant du trophée Vézina de 1937, lors de la saison suivante, en 1937-38. Surfant sur les succès de Robertson lors de la finale du printemps précédent, les Red Wings l'échangèrent aux Americans de New York en retour d'un certain John Doran et de 7500$. Ils ont donc su faire fructifier leur investissement original de 1500$. Robertson ne déçut pas lors de son premier départ avec les Americans, enregistrant un blanchissage de 3-0 contre Chicago. Robertson passa par la suite 4 saisons a essayer de maintenir le fort d'une équipe moribonde. Il enregistra par exemple une fiche désastreuse de 6-22-8 lors de sa dernière saison à titre de gardien régulier avec l'équipe. En fait, il termina sa carrière dans la NHL avec une fiche de 60-95-34 en 190 matchs tout en maintenant une moyenne de 2,91. Il fut même nommé dans la seconde équipe d'étoile de fin de saison en 1938-39 et il fut même considéré pour le trophée Hart lors de cette saison. Il eut donc la malchance d'être au mauvais endroit pour se développer en tant que gardien de but vedette, les Americans de New York de la fin des années 30 étant une équipe qui faisait pitié. Il termina sa carrière en jouant pour les Indians de Springfield de son ancien coéquipier Eddie Shore lors de la saison 1941-42. Il joua également quelques matchs avec les Americans lors de cette saison, la dernière de l'équipe...

Earl Robertson mourut en janvier 1979...

C'est en 1946 que la franchise des Americans de Brooklyn qui planifiait revenir après la Seconde Guerre mondiale fut officiellement dissoute après 68 ans d'existence... La franchise avait pris naissance en 1878 à Québec avec l'équipe qui sera connue plus tard sous le nom de Bulldogs de Québec...



samedi 2 janvier 2010

La Vie Est Une Puck : Maintenant 1 an!

Eh oui, en ce 2 janvier, jour de l'anniversaire d'Andrew Ebbett du Wild du Minnesotta, c'est également celui de La Vie Est une Puck. Oui, il y a aujourd'hui un an que j'ai publié le premier texte sur ce blogue, texte à propos du célèbre film Un jeu si simple, de Gilles Groulx. Depuis ce jour où fut publié ce texte un peu gauche, 282 textes furent publiés à propos de tout et de rien qui tourne autour du hockey. Le hockey étant un sport que je trouve passionnant, vous partager mon interprétation personnelle de ce sport qui me stimule est un pur plaisir. Je vous remercie encore une fois de me lire, de commenter les articles et surtout de revenir en grand nombre! Merci aussi de me raconter vos histoires de hockey, j'adore... Merci bien!

Andrew Ebbett...

Andrew Ebbett, posé ici avec son nouveau coéquipier Guillaume Latendresse, est né le deux janvier 1983 à Vernon en Colombie-Britannique. Ce dernier a prit le chemin des collèges américains afin de jouer son hockey junior. C'est avec les populaires Wolverines de l'University of Michigan (l'équipe préférée de Jean-Charles) qu'Ebbett évolua durant 4 saisons, de 2002-03 et 2005-06. Il fut d'ailleurs le capitaine de l'équipe lors de sa dernière saison avec l'équipe, en 2005-06. N'ayant pas été repêché par aucune équipe de la NHL, Ebbett signa à titre d'agent libre avec les Senators d'Ottawa qui l'envoyèrent "directos" à leur filiale de Binghampton. (Pour votre information, j'ai écris "bong"hampton à l'origine, genre...). Après une saison de 65 points en 71 matchs lors de sa première saison professionnelle, Andrew Ebbett signa à titre d'agent libre avec l'équipe qui battit les Senators en finale de la Coupe Stanley au printemps de 2007, les Duck d'Anaheim. Il passa le gros de la saison 2007-08 avec les Pirates de Portland de l'AHL mais fit ses débuts dans la NHL avec les Ducks lors de cette saison en jouant 3 matchs dans la Grande Ligue... La saison suivante, genre l'an passée, Ebbett débuta la saison avec les Chops de l'Iowa (*) avant de se rapporter à temps plein avec les Ducks. Il marqua d'ailleurs son premier but le même jour où ce blogue fut lancé, le deux janvier 2009, le jour de ses 26 ans. Il récolta un fort respectable 32 points dont 8 buts en 48 matchs avec les Ducks lors de sa première vraie saison dans la NHL. Une bonne surprise quand même de la part d'un joueur n'ayant pas été repêché... Ça me surprend quand même de voir qu'un joueur ayant évolué à University of Michigan n'a pas été repêché par le Canadien...

Toutefois, au début de la présente saison, les Ducks mirent Ebbett au ballottage lors du camp d'entraînement et il fut alors réclamé par les Blackhawks de Chicago. Il ne joua que 10 match à Chicago où il ne récolta qu'un seul but avant de goûter aux affres du ballotage pour la seconde fois en près d'un mois. Le 21 novembre dernier, il fut réclamé au ballottage par le Wild. Dorénavant il évolue avec le Wild et on se demande depuis si lui et Guillaume Latendresse vont améliorer l'équipe...

Ça reste à voir...

En attendant, bonne fête Andrew!



(*) Anecdote relative aux Chops de l'Iowa (R.I.P.)... Étant un fan des Chops de l'Iowa et de leur affreux cochon comme logo... Lorsque j'ai appris la disparition de l'équipe l'été dernier, j'ai essayé de me procurer un t-shirt avec le logo de l'équipe. Les américains étant ce qu'ils sont, j'ai essayé de commander un t-shirt au distributeur de la marchandise de l'équipe, mais ce dernier ne vend pas aux gens qui habitent hors du pays... J'ai donc tenté de commander un t-shirt en l'envoyant chez un ami de Boston qui venait me visiter en août mais la transaction n'a pas fonctionné parce que ma carte de crédit avait des informations en dehors des USA (ah oui, ils prenaient pas Paypal). C'est alors que j'ai lâché un gros "Ah pis de la marde" et j'ai abandonné ma quête pour un t-shirt des Chops de l'Iowa...



vendredi 1 janvier 2010

And the winner is : Blades the Bruin


Bonne année à tous!

Je vois encore à quel point nous sommes tous un peu des Bruins cachés! Alors que vous, lecteurs de ce blogue, vous aviez à voter pour votre mascotte préférée de la NHL alors que vous ne pouviez voter pour Youppi!, vous avez choisi en majorité Blades the Bruin (à droite sur la photo), la mascotte des Bruins de Boston. Je vous reconnaît, vous fans secret des Bruins!

Pourquoi pas un peu de Dropkick Murphy's afin de célébrer la classique 2009 dont un clip avec Hal Gill dedans!





Voici les résultats :
Parmi ces mascottes de la NHL, laquelle est votre préférée?

Bailey The Lion (Kings de Los Angeles)
2 (2%)
Bernie the St. Bernard (Avalanche du Colorado)
3 (4%)
Blades the Bruin (Bruins de Boston)
12 (16%)
Carlton the Bear (Maple Leafs de Toronto)
3 (4%)
Fin the Whale (Canucks de Vancouver)
1 (1%)
Gnash (Predators de Nashville)
0 (0%)
Harvey The Hound (Flames de Calgary)
7 (9%)
Howler the Coyote (Coyotes de Phoenix)
0 (0%)
Iceburgh (Penguins de Pittsburgh)
2 (2%)
Louie (Blues de St-Louis)
0 (0%)
N.J. Devil (Devils du New Jerser)
6 (8%)
Nordy (Wild du Minnesota)
0 (0%)
Sabretooth (Sabres de Buffalo)
3 (4%)
Sparky the Dragon (Islanders de New York)
2 (2%)
S.J. Sharkie (Sharks de San Jose)
8 (10%)
Slapshot (Capitals de Washington)
5 (6%)
Spartacat (Senators d'Ottawa)
1 (1%)
Stanley C. Panther (Panthers de la Floride)
6 (8%)
Stigner (Blue Jackets de Columbus)
1 (1%)
Stormy (Hurricanes de la Caroline)
1 (1%)
Thrash (Thrasher d'Atlanta)
4 (5%)
Thunderbug (Lightning de Tampa Bay)
1 (1%)
Tommyhawk (Blackhawks de Chicago)
6 (8%)
Wildwing (Mighty Ducks d'Anaheim)
1 (1%)

Nombre de votes jusqu'à présent : 75

Nombre de votes : 75





lundi 28 décembre 2009

Quoi? Ça existe des fans des Leafs?

Depuis que je suis jeune, j'en ai vu des fans de plein d'autres équipes... Je me souviens dans les années 80 des fans des Islanders et des Oilers, certains d'entres-eux sont devenus des fans des Kings quand le grand Wayne est parti évoluer sous le soleil de la Californie. C'est un peu l'équivalent de nos jours de prendre pour les Capitals à cause d'Ovechkin. J'ai connu des fans des Penguins lorsque Mario la Merveille et le jeune Jagr aux pommettes rouges et au mullet de Sansom dominaient la ligue tout comme il y a toujours des fans de cette équipe maintenant qu'ils sont redevenus champions. Les gens de mon âge dont moi ont tous un peu flirté avec les Sharks et leur superbes couleurs à leur arrivée dans la NHL et ont toujours un petit brin pour cette équipe... J'ai des amis de Vancouver qui supportent les Canucks et des amis de la Nouvelle-Angleterre qui prennent pour les Rangers. Ça m'est également arrivé à plus d'une reprise de croiser des fans des Devils sur mon chemin et même des fans depuis l'ère Sean Burke... Dans mon cercle d'ami il y en a même certains originaires d'Ottawa qui aiment beaucoup les Senators. Certains anciens Nordiques ont continués de suivre leur équipe préférée après le déménagement vers le Colorado et à ce nombre se sont greffés des fans du grand 33 lorsqu'il fut donné à cette même organisation montagnarde. Je ne parle même pas ici de la légion de fans québécois des Bruins comme mon célèbre oncle Marcel qui fut le sujet d'un article en mars dernier. Il y a donc des fans de différentes équipes, pas seulement des homo flambeau Bien Haut comme dirait Jean-Charles...

Tout ça pour dire que je n'ai jamais connu de fans des Maple Leafs qui parle français de toute ma vie. J'en ai connu à Toronto et j'en ai croisé quelques-uns des jours de matchs dans le bout du Centre Bell, mais jamais je n'ai croisé une personne qui peut m'expliquer en français pourquoi il aime les Leafs. J'ai même pensé à lancer un appel sur ce blogue afin de savoir si vous, valeureux lecteurs, connaissiez ou si vous êtes des fans des Leafs...
Mais c'est arrivé hier, 27 décembre 2009...

Comme nous ne sommes pas allés voir le match de la LNAH parce qu'il fut annulé, nous avons décidé de se jouer un petit poker entre ami question de passer une bonne soirée entre potes... Une connaissance de mon ami Pierre-Luc AKA the Butcher chez qui nous étions a retontit et mes amis se sont mis à le narguer à propos du match de la veille où le Canadien a gagné disons in extremis contre les Leafs. C'est à ma stupéfaction qu'il m'a avoué être un fan des Leafs... Wow, le premier franco fan des Leafs que je croise en bientôt 30 ans de vie sur cette Terre... Il m'a dit que de père en fils ils sont pro-Leafs dans sa famille comme dans la mienne outre mon oncle nous avons tous le CH de tatoué sur le coeur... Et a même terminé en me disant "Taimes vraiment mieux lkes Canadiens?" La question mérite de s'y attarder, mais je crois que je peux répondre oui...

Mais il s'agit donc d'un vestige d'une ancienne civilisation, d'une monde qui n'est qu'un souvenir de nos jours, du hockey des 6 équipes. D'un monde alors que les Nordiques n'étaient même pas un projet et où les Bruins étaient mauvais. D'un monde où les anti-Canadiens se retournaient vers les Maple Leafs pour canaliser leur haine. Ce monde est maintenant révolu, seuls quelques personnages très folkloriques se passent le flambeau de fan québécois des Leafs du fond de leur cavernes...

Donc rempli de stupéfaction je lui ai posé plein de questions à propos de qu'est-ce que ça fait d'être un fan des Leafs au Saguenay tout en lui disant que je me rappelle d'au moins deux Coupe des Canadiens et d'aucune des Leafs et sûrement que lui non plus parce qu'il avait l'air plus jeune... Mais tout était sous le signe du respect...

Je ne lui ai même pas raconté une blague du genre : Combien de fans des Leafs ça prend pour enlever une ampoule? Six, un pour changer l'ampoule et cinq autres afin de se remémorer comment l'ancienne ampoule était bonne...

Je me suis couché moins niaiseux et pour votre information, je n'ai pas joué mon prochain loyer, n'appelez pas Mise au jeu...

dimanche 27 décembre 2009

Maudit verglas...


Il y a des hasards qui vous surprennent... Je pense que le bon yeu ne veux pas que j'aille voir la LNAH à Jonquière dans le temps des fêtes... Ça doit être parce que j'écoute trop de black metal...

Il est tombé une bonne averse de verglas cette nuit ici au Saguenay... Comme je l'ai annoncé il y a quelques temps, j'étais supposé aller voir le match entre les Marquis de Saguenay et les méchants Lois Jeans de Pont Rouge de la LNAH cet après-midi avec mes amis Fred et François. Et bien pour la deuxième année consécutive, il est tombé du verglas la nuit entre le samedi et le dimanche entre Noël et le Jour de l'an au Saguenay et pour la seconde année consécutive, le match de la LNAH à Jonquière auquel j'avais prévu assister avec mes amis a été annulé... Il y a des hasards comme ça... L'an dernier nous nous étions rendu à Jonquière en glissant à partir de La Baie pour nous rendre compte qu'ils avaient sortis la patinoire dans le stationnement pour lui faire prendre l'air. Donc le match entre le 98,3FM (quel bon move d'avoir changé le nom) et les CIMT de Rivière-Du-Loup (seule équipe de la LNAH que je n'ai jamais vu jouer) fut également annulé... Mais cette année j'ai téléphoné avant de me déplacer vers Jonquière... Je vais essayer de revenir plus tard cette année au Saguenay pour voir vos Marquis...







vendredi 25 décembre 2009

Noël Picard


Joyeux Noël à vous tous.

Savez-vous que non seulement c'est la fête au petit Jésus aujourd'hui mais c'est également la fête de Noël Picard...

Sans le savoir, vous connaissez Noël Picard. Il est à l'origine d'un des jeux les plus mythique de l'histoire du hockey... Une des photos de hockey les plus célèbres... C'est lui qui lors de la finale de la Coupe Stanley de 1970 a fait trébucher Bobby Orr qui en tomba marqua le but qui fit remporter la Coupe aux Bruins... LE but de Bobby Orr... On ne fait pas toujoursre pour les bonnes raisons, que voulez-vous. Je parie que lorsque Noël Picard voit cette photo mythique de Bobby Orr dans les airs heureux comme 27 d'avoir remporter la Coupe Stanley et doit être autant maussade que sur cette même photo... Que voulez-vous...

Noël Picard n'a pas juste été un défenseur sur la glace du Boston Garden le 10 mai 1970 à 40 secondes en surtemps, il a connut un carrière tout autant mouvementée. Comme toute bonne personne qui porte son prénom, il est effectivement né un 25 décembre, en 1938 pour être plus précis. Comme beaucoup de joueurs de son âge, Picard fut une des personnes qui se vit ouvrir les portes de la NHL avec l'expansion de 1967 alors qu'il fut repêché par les Blues lors du repêchage d'expansion. Avant cette période, il faisait parti de la très sélect organisation du Canadien de Montréal. C'est en 1960-61 que Picard devint un joueur professionnel en se joignant aux Larks de Jersey de la EHL (Eastern Hockey League). Il promena par la suite dans les ligues professionnelle mineures entre Montréal avec les Olympiques et Omaha en passant par Sherbrooke. Tout en se promenant, Picard travailla fort afin de se tailler une place avec le Grand Club. C'est à la saison 1964-65 que Picard eut sa chance de jouer pour le CH en enfilant un chandail bleu, blanc et rouge durant 16 matchs en saison régulière et 3 matchs en séries éliminatoire. Son nom figure d'ailleurs sur la Coupe Stanley dans la liste de l'équipe championne du Canadien de Montréal de 1964-65, la première de 4 en 5 ans. Ce sera la seule fois où Picard remportera la Coupe Stanley mais non la seule occasion où il atteignit la finale de la Coupe Stanley.


Après deux autres saisons à se promener un peu partout dans les ligues mineures de Omaha à Houston en passant par Seattle et Providence, Picard fut donc réclamé par les Blues de St-Louis lors du repêchage d'expansion de 1967. Il aura donc désormais sa chance d'évoluer dans la ligue nationale et avec une équipe comprenant une belle brochette de légendes en fin de parcours comme Dickie Moore, Jacques Plante, Glen Hall et Doug Harvey. Le choix de cette formule de la part de cette nouvelle équipe allait être fructifiant, dans une NHL divisée en deux conférence avec les nouvelles équipes d'un côté et les vieille d'une autre, les Blues allaient être la première bonne équipe de ces 6 nouvelles équipes. L'équipe avec le jeune Scottie Bowman allait se rendre à la finale de la Coupe Stanley lors des trois premières saisons de son existence. Bien qu'à chaque occasion les Blues furent vaincus en 4, chacun de ces 12 matchs furent très serrés et le vainqueur ne manquera pas de préciser le travail acharné des l'équipe bourrue de vétérans.

Pour sa part, bien qu'il ait été le joueur ayant fait trébuché Bobby Orr lors de la finale de 1970, Picard était un des joueur préféré des fans de la jeune équipe. Il fut l'un des jeune joueurs de l'équipe qui sut apprendre en présence des vieux guerriers qui formaient le noyau de l'équipe. C'est toutefois lorsque ces vétérans quittèrent l'équipe et que la NHL fut réorganisée suite à l'expansion de 1970 que les Blues entrèrent dans un certain marasme qui durera plus de 10 ans. C'est environ à cet époque que Picard allait avoir un accident qui lui coûtera sa carrière une saison plus tard. En novembre 1971, Picard et quelques-uns de ses coéquipiers partirent à la chasse. Picard se senti peut-être plus cow-boy que ses coéquipiers et décida d'aller se promener à cheval alors que ses amis se reposaient. Alors qu'il sauta sur le cheval, un autre cheval effraya le premier et causa la chute de Picard. Ce dernier au sol reçu une bonne grosse patte de cheval sur le pied et le blessa gravement. Avec le pied ouvert, Picard fut transporté à un hôpital de St-Louis où il fut aussitôt traité. On considéra même l'amputation de la jambe de Picard mais sans y aller de l'avant. Picard se rétablit rapidement avec acharnement et fit éventuellement un retour au jeu. Il ne joua que 15 matchs lors de la saison 1971-72.
Bien qu'il put effectuer un retour au jeu avec les Blues, Picard ne put retrouver sa forme d'antan et la jeune équipe ne pouvait pas se permettre d'attendre le rétablissement potentiel de ce dernier. Il fut donc placé au ballottage au début de la saison 1972-73 pour se retrouver encore une fois avec une équipe d'expansion, les Flames d'Atlanta. Il termina tant bien que mal la saison avec l'équipe avant de quitter le hockey pour de bon à la fin de la saison, jugeant que sa condition physique d'avant son accident de cheval n'allait pas revenir...
Un autre fait amusant à propos de Picard contre les Bruins... Lors de la saison 1967-68, lors d'un match contre les dits Bruins, Picard rentra au banc exténu8é d'Avoir joué un peu trop longtemps. Après avoir repris ses forces il constata que tout le monde sur le banc était en train de rire de lui... Il réalisa alors qu'il était sur le banc des Bruins... En essayant de sauter sur la glace pour rejoindre le banc de son équipe, il fut toutefois prit en flagrtant délit et les Blues se virent attribuer une pénalité pour avoir eu trop d'hommes sur la glace...
C'est comme ça la vie!
Je vous souhaite un joyeux Noël du fond du coeur et je souhaite un joyeux anniversaire en ce jour de Noël à Noël Picard, un des premiers piliers des Blues de St-Louis, malheureusement trop souvent reconnu pour ça :

jeudi 24 décembre 2009

Treve de hockey #9 : Mes choix de 2009...

Les sympathiques personnes de 33mag.com m' ont conviés récemment à faire mon top 5 de 2009. Comme vous le savez peut-être, je ne suis pas juste une personne qui trippe sur le hockey, je suis un vieux fan de thrash metal et de black metal ansi que de punk qui rentre à fond. Je suis également un musicien de musique électronique expérimentale et le propriétaire d'une compagnie de disque de musique underground. Je fais donc autre chose souvent que de parler de l'inutilité de Matt D'Agostini...

J'ai donc répondu du mieux que je pouvais aux questions posés par un lecteur de ce blogue de la première heure qui menait le pool il y a quelques temps. Il est maintenant cinquième! La plupart des albums sont des cassettes ou des vinyls de punk ou de metal... Vive l'analogue! Vous pouvez voir parmis les gens conviés dont je ne connais presque personne que je suis le pwell de service...

Voici l'article : http://www.33mag.com/grbm/le-recueil/martin-itfor/

Je parle dans ma liste de show préférés de mon show d'anniversaire en février dernier, voici le poster, c'est une belle manière de marier le punk et le hockey...





lundi 21 décembre 2009

Trève de hockey #8 : Le temps des fêtes...

Chers lecteurs, je prends quelques jours off de "blogage" pour le temps des fêtes. Si on ne peut pas se débarrasser de Matt D'Agostini, je pense que ça ne vaut pas la peine d'écrire sur ce blogue... Non mais sérieusement, je tiens à vous souhaiter le meilleur pour vous et votre famille dans le temps des fêtes. Buvez du gros gin Gordon et de la bière en quantité nécessaire pour avoir du fun mais pas trop, juste assez pour revenir en forme en janvier... Je tiens sincèrement à vous saluer et à vous remercier de lire ce blogue.

Ça va faire un an bientôt que je publie ce blogue et c'est assez impressionnant toutes les rencontres que j'ai faites avec certains d'entre vous grâce au fait que j'ai décidé d'écrire à propos de ma passion pour l'histoire de joueurs comme Tumba Johansson, Evgeny Belosheikin ou encore Bear Trapp et Ed Dyck tout en pluggant des vieux groupes de punk et de metal. J'aime beaucoup quand vous mettez des commentaires pour partager votre savoir ou bien quand vous me parlez en personne de certains articles que j'ai écrit même si je ne vous connais pas... C'est très valorisant d'avoir l'impression d'être lu (est-ce juste une impression?) et dans la dernière année que j'ai vécue, personnellement, ça m'a fait beaucoup de bien. Si vous vous sentez concernés, prenez les fleurs...

Je vous remercie grandement de suivre mes aventures et on se revoit en 2010 avec plus de vies qui se puckent!

Puck tes fêtes!

-Martin




P.S. Ah oui, faites attention, ne pas mangez pas la neige jaune, c'est de la pisse de chien...

dimanche 20 décembre 2009

Question d'influencer le vote!

Sherbrooke, you roule!

Comme je l'ai annoncé plus tôt cette semaine, moi et quelques amis sommes allés dans la belle ville de Sherbrooke vendredi afin d'assister à l'affrontement entre le Lois-Jeans de Pont-Rouge et le Saint-François de Sherbrooke. Comme nous somme pas très pressés de vivre, nous sommes parti un peu tard de l'île en plus d'avoir été un peu pogné sur le Décarie et d'être arrêté quelques temps sur le bord de la route pour remplir notre bedon de poutine et de hot-dogs, et bien nous sommes entrés dans le vénérable Palais des sports L.Drolet aussitôt que la sonnerie de la fin première période se faisait entendre... C'était déjà 1-0 pour les Saints à notre arrivée... Comme il faisait froid (même dans l'aréna) et que l'assistance était plutôt faible, il n'y avait que 1320 personnes dans cet immense aréna, nous avons pu avoir des billets dans un endroit splendide, pas très loins du banc de pénalité et autour d'une belle bande de fans purs et dur de l'équipe qui porte le plus beau jersey de la LNAH... Ça peut quand même s'agiter dans un match de la LNAH et quand l'équipe adverse fait des choses pas très "legit" ça peut brasser solide autour du banc de pénalité, il y a donc à Sherbrooke un agent de sécurité qui va se poster derrière le banc pour ne pas que des gens en beau fusil garrochent de la bière sur les joueurs de l'équipe adverse ou ainsi de suite...

Nous somme donc arrivé assez tard et nous ne savions pas que nous avions manqué les bouts méchants du match... Mon ami Shaun, guitariste de l'excellent groupe Ultrathin (question de plugger son band), s'est aussitôt mis à crier "Fight for fuck's sake" et d'autres choses du genre aussitôt que le jeu a commencé. Et alors que j'ai lancé un "On veut Robidas", le mec devant mois m'a aussitôt fait part de la nouvelles, les bagarreurs ont donc été relégués au vestiaire, pas de bagarres pour nous ce soir... Tout s'était déroulé en première période avec trois bagarres. On a bien aimé le snack sur la route entre Montréal et Sherbrooke anyway! C'était donc une toute autre sorte de match de hockey que ce à quoi on s'attendait qui allait s'ouvrir devant nous...

S'il y a un joueur qui fait l'unanimité dans la LNAH, c'est Sébastien Courcelles. Partout où j'ai vu jouer le Lois Jeans depuis l'an dernier, ce joueur est celui envers qui la haine des partisans locaux est dirigée. La raison est simple, il est très bon à l'attaque et il peut également être assez brutal quand c'est le temps. Il est donc le joueur parfait pour ce type de hockey. Quoi de mieux donc pour ce joueur de faire monter l'excitation des fans du Saint-François que d'enfiler deux des trois buts sans riposte que le Lois Jeans a marqué en deuxième période. Quoi de mieux que de voir l'équipe locale tirer de l'arrière 3 à 1 après deux périodes pour voir i'intensité monter d'un cran dans la foule... Les gros fans des Saints autour de nous se sont mis à insulter l'autre équipe et l'arbitre d'une manière assez agressive que l'équipe locale a dû comprendre le message...

Le Saint-François ne s'est donc pas laissé intimidé par le jeune robuste et par l'avance de l'équipe de Pont-Rouge et le numéro 7 Jean-François Boutin a pris les choses en main pour égaliser la marque grâce à deux buts en troisième période. On a peut-être pas vu de bagarre, mais on a au moins assister à une belle guerre de tranchée qui s'est transportée en supplémentaire... Cette dite supplémentaire n'a pas durée très longtemps, le même Jean-François Boutin a servi non seulement une tasse de café, mais un Second Cup au complet à la défensive et au gardien du Lois-Jeans (le célèbrissime Bééélaannngééé ou Belle Andoille pour ceux qui veulent le déranger encore plus) pour compléter son tour du chapeau après seulement qu'une minute de jeu... Bang, le Lois-Jeans, dernière équipe du classement de la LNAH a réussi à échapper une avance de 3 à 1 pour s'incliner 4 à 3...

Très bon match de hockey dans l'ensemble, merci surtout à la fille au guichet pour nous avoir mis dans de très bonnes place autour de fans dévoués et hilarants. Surtout le mec qui faisait un geste de fellation envers l'arbitre en criant "esti d'arbitre de suceux de queue". Encore une fois, on a eu beaucoup de plaisir dans votre superbe aréna avec votre très belle équipe de hockey. J'aime beaucoup le Saint-François. J'aime le fait que c'est une équipe très stable qui possède dans son alignement un gros noyau de très bons joueurs depuis plusieurs années comme . La LNAH peut être une ligue très instable, mais Sherbrooke nous montre qu'on peut être très stable. J'aime également beaucoup le Lois-Jeans de Pont Rouge, je sais que l'équipe a quelques problèmes financiers cette saison, n'empêche que dans ma tête cette équipe fait une superbe job en étant l'équipe idéale à détester. Ils sont gros, ils sont forts et ils savent joueur au hockey. Quoi de mieux que de les voir affronter n'importe quelle équipe locale... Je vais d'ailleurs les revoir le 27 décembre à jonquière contre les Marquis, soyez-y!

Salut bien aux gens de Sherbrooke, j'espère retourner voir votre équipe d'ici la fin de la saison. Malheureusement, mon ami avec qui je suis allé vendredi demeure maintenant à New York, alors on ne peut pas aller voir la LNAH aussi souvent que lors des autres saisons... Il faudrait donc ramener une équipe à Montréal. Moi j'imagine très bien un équipe qui évolue à l'aréna Maurice-Richard... J'imagine une crowd de gens d'Hochelaga dans un match de la LNAH, j'en rêve la nuit...

On est donc revenu très heureux et pas très à jeun (mis à part notre conducteur désigné) des Cantons-de-l'Est par cette très froide nuit d'hiver en écoutant notamment les 4-Skins...



(les photos proviennent du site de la LNAH...)